Dix-Huit dans le 17ème : un numéro à potentiel

Décidément le 17ème n’en finit pas de se mettre à la page avec des adresses neuves et actuelles qui ont tout pour plaire : après Roca, L’Envie du jour et Correta c’est au tour du Dix-Huit de truster un coin plutôt traditionnel jusque là du quartier des ternes.

En lieu et place d’un restaurant italien (trop?) discret vient d’ouvrir une adresse moderne et dans l’air du temps. C’est un chef Philippin, Aaron Isip, passé par Apicius ou Ze Kicthen Gallerie qui a été choisi pour l’incarner.2

La déco est sobre et élégante, jouant sur des tonalités sombres et lumineuses à la fois, avec une première partie cosy et une autre très agréable, sous un puis de lumière. C’est tout en profitant de cette clarté que j’y suis allé déjeuner avec mon acolyte Alexandre aka le Gastronome Parisien.3

Au menu, une carte avec de nombreuses propositions alléchantes, mais construite d’une manière ou clairement le midi, il serait dommage de passer à coté des propositions du moment.

On démarre avec un saumon mi-cuit, oeufs de saumon, papaye verte marinée. En voyant arriver cette entrée je me suis dit qu’on avait déjà vu plus esthétique, mais l’assiette n’est pas avare en générosité et les goûts sont là, avec des saveurs juste ce qu’il faut d’exotique. Plusieurs textures évidemment représentées, de l’acidité en veux-tu en voila, et des radis à la mandoline un peu déjà vus… Intéressant mais pas non plus mémorable.5

Le plat principal, limande sole, sauce vierge à la mangue verte et tomate confite, légumes grillés est imposant de générosité encore une fois : jugez plutôt, une assiette carrément remplie ! Chose assez rare, comme l’avais souligné Caroline Mignot sur son blog.
C’est bon, c’est original sans être déroutant. On dirait une réinterprétation d’un plat méditerranéen mais avec des saveurs doucement exotiques. Je dis « doucement » car les palais les plus difficiles ne seront pas agressés par cette prise de liberté, mais judicieusement charmés. Un plat rassasiant mais jamais écoeurant grâce à sa sauce vierge qui agit comme un condiment, avec d’indéniables notes sucrées salées.6

Enfin, pour terminer un final qui m’a marqué : un vrai beau dessert autour du melon que cette soupe, agrémentée de pêches fraiches et d’une glace coco. De belles associations et surtout du parfum et de la subtilité. De quoi terminer merveilleusement bien ce repas en se disant que le chef aurait pu nous emmener un peu plus loin lors des deux précédentes séquences.8

Pour être parfaitement honnête donc, quelques réglages restent à faire. Un peu de travail de finesse dans la préparation autant que dans la présentation sauraient donner à ce lieu un vrai atout charme à un chef dont on sent déjà le vrai talent.
A surveiller de très près pour ce qui pourrait sans doute devenir une jolie table dès demain.

Un mot sur la carte des vins bien construite, tant au verre qu’en bouteilles, où diverses régions et producteurs (bruno clair par exemple) sont représentés pour toutes sortes de budget.

Menu déjeuner à 19 euros en deux séquences ou 24 euros pour la totale. Le soir, prévoir 45 à 50 euros.

Dix-Huit
18, rue Bayen
75017 Paris
+33 1 53 81 79 77 
http://www.dix-huit.fr
 
N’oubliez pas de liker la page Facebook de Food In Paris et de vous inscrire à la newsletter (en haut à droite) !
7

 

Publicités