Neva cuisine : oui pour les desserts

On est ici dans un coin du 8 ème arrondissement plutôt calme gastronomiquement parlant, entre Rome et Europe.
On parle de cette adresse depuis un petit moment puisqu’elle vient de fêter ses deux ans.
Aux manettes Béatriz Gonzales, une chef mexicaine au joli pedigree (la grande cascade, école Bocuse) et surtout un vrai un chef pâtissier, Yannick Tranchant.
On a parlé du cadre, je n’y trouve rien de particulièrement séduisant pour ce style rétro bistro, disons que c’est neutre. On a de la place mais c’est vite bruyant.

Ça commence un peu bizarrement avec pour l’apéritif une assiette à partager de charcuterie : la pata negra côtoie du chorizo et un saucisson, on ne comprends pas bien pourquoi cette association, la pata nègra seule aurait fait l’affaire.

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En entrée une jolie salade prometteuse et au goût acidulé (de Yuzu ?) où sont perdues les (trop) petites saint-jacques sous une montagne de fenouil croquant. Ce n’est pas sans me rappeler l’entrée de Caillebotte pleine de racines où l’on mâchait encore et encore, dommage.

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Le plat est bon et la cuisson est parfaitement maîtrisée pour le cabillaud en demi-sel mais je m’ennuie un peu. C’est un plat mieux exécuté que dans beaucoup d’endroits mais une touche de folie ne m’aurait pas déplu.

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Le riz de veau betteraves qui est la spécialité du lieu à l’air parfait.

Venons-en tout de suite au sujet principal : les desserts. On aperçoit le chef s’affairer depuis le début du repas derrière son comptoir et cela affute notre curiosité.

N’y allons pas par quatre chemins, c’est clairement l’atout du Neva, des réalisations que l’on trouve habituellement chez un étoilé.

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La tarte au chocolat et sa ganache ultra puissante alliée au fruit de la passion ravira tous les amateurs de cacao et de sensations fortes. Je n’hésite pas à dire que c’est un must du genre.

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La boule en chocolat orange très graphique mandarine marrons avec sa poudre pétillante est une belle association agrume-sucre.
La fraîcheur pomme gingembre était pas mal non plus.

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On sent un vrai travail et une recherche dans ces réalisations et c’est un pur plaisir.
En clair, un final qui tiens ses promesses et relève le niveau général d’une cuisine un poil trop sage à mon goût.

Il est à noter que l’adresse ne désemplît pas et à ses fans. Il faut dire que le tout est tarifé gentiment dans un menu carte (ou il y a vraiment le choix) à 34 euros le midi et 41
euros le soir, ce qui est une prouesse et pas seulement pour le quartier.
Depuis la semaine dernière il faut compter avec une deuxième adresse non loin, aux Batignoles exactement, dans un cadre tout neuf et moderne face au parc Martin Luther King : Coretta. A tester pour faire le tour de la question ?

Neva Cuisine
2, rue de berne
75008 Paris
01 45 22 18 91
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